TABLE DES MATIÈRES
Oui. Elles traduisent une émotion, un sentiment, un trait d'humeur.
Illustrer avec une peinture, un dessin, un collage non figuratif n'a pas été évident. J'ai toutefois illustré mes recueils, (parfois 13 ans après les textes) pour illustrer mon Alphabet en cortège, écrit en 1989 par exemple car les éditeurs étaient intéressés mais ils ne trouvaient pas un illustrateur partant pour le projet. Et moi je ne voulais pas des dessins plan-plan, c'est à dire ordinaires pour un ensemble assez complexe.
Finalement en 2003 je m'y suis collée. J'ai travaillé dans un seul jet sur de petits bouts de papier à taille réelle pour l'édition prévue. Je me suis lancée dans 26 dessins puis j'ai rapproché chaque dessin d'un poème-lettre. À la fin le dessin qui restait seul (W) ne collait pas à la lettre. Alors je l'ai retourné pour donner plus de pepsss car la lettre s'impatiente. W sur ses pointes est plus dynamique. La couverture du livre a été faite à partir de petites pastilles que j'ai isolées pour illustrer chaque lettre.
Les Zhumoristiques
L'humour par définition se revendique d'un esprit de liberté. Ce livre de Michel Monnereau est truffé de bons mots, acerbes souvent. Il est vrai que ce poète conjugue beaucoup de savoir faire, journaliste, critique, poète, écrivain.
Difficile "d'illustrer" une couverture qui rende compte d'une originalité sans pareille. Car l'humour est insaisissable, comme mon dessin.
La 4eme de couve prévient : Le dernier qui meurt est prié d'éteindre la lumière !
Poétique éthique et tics
Les mots du titre semblent jongler avec les sonorités. Le contenu, lui, est très sérieux. C'est une sorte de réflexion sur la poésie, comme une rumination. Le poète, comme le dit si bien André Henry, le poète est celui qui multiplie le sens du mot tandis que dans la science au contraire, on réduit le sens des mots. Devant un tel défi je me suis employée à juxtaposer des éléments très différents qui n'avaient aucun lien entre eux mais qui semblent jouer entre eux. L'ensemble est léger presque volatile.
Classe à PAC
classe de Cours Moyen 2
Après quatre après-midi de création passées dans une classe de CM2 autour de mon recueil L'histoire de ma grand-mère, un titre s'est imposé. J'ai imaginé ce petit dessin ludique. Pour moi c'était une évidence.
Presque rien
Encre
Ce recueil pourrait prolonger son titre par mais rien que l'amour. Il s'agit de l'oeuvre d'un poète, humble et timide qui écrit à une femme. Parmi les dessins que j'avais en réserve j'ai trouvé que celui-là s'accordait à l'esprit des textes.
En piste le poète
Collages rouges à la demande de l'éditrice
L'éditrice, La renarde rouge, m'a demandé si je voulais illustrer ce recueil. Oui, mais tu devras utiliser uniquement du rouge. N'étant volontairement pas douée par des illustrations "figuratives" qui restreignent ma liberté, j'ai choisi des collages à partir de prospectus très colorés comme ceux qu'on trouvait dans les boites aux lettres à cette époque. J'ai amassé quantité de pages remplies de couleurs. Puis un jour je me suis mise à découper en laissant flotter mon attention. J'ai remarqué des nuances de rouge à l'infini. J'ai coupé un peu au hasard dans les dessins proposés, mais je me suis intéressée aux chutes dont les formes n'avaient rien de rationnel.
J'ai alors mis en scène les petits bouts sélectionnés. J'y ai ajouté un peu de ma fantaisie comme sur la page de l'écuyère. Elle est encerclée de bouches, mais pas que.
Poèmes pour la vie
pour Les blouses roses
Pour animer un atelier avec de jeunes enfants, j'ai montré mes syntonies. Les enfants à partir d'un dessin ont cherché d'autres mots que les miens.
Après avoir lu les textes j'ai laissé vagabonder mon imagination.
La phrase de l'auteur je trace les contours d'un lieu qui demeure sans nom, m'a inspirée.
L'intemporalité de la poésie est que je relis volontiers ce recueil.
Bien sûr la noisette est prétexte à dire. Un nom suffit à déclencher un murmure, dit le poète.
Difficile d'imaginer un dessin de couverture pour donner faim, de poésie !
J'ai tracé un petit ensemble qui évoque un champignon, peut-être pour tenir compagnie à cette noisette.
de Joël Sadeler
L'insouciance
Comment j'ai fait pour illustrer ce recueil ? L'auteur me l'avait demandé. Une chose est sûre, je n'en savais rien. J'y ai beaucoup pensé, sans me précipiter. Je me suis dit qu'avec un cancer on ne ressent plus la vie de la même façon, l'insouciance en moins. Le livre commence par les mots du poète Le cancer est une tondeuse d'horizon. Comment représenter le poids d'une vie alourdie par un cancer ? Le hasard m'a apporté une réponse. Un jour que je participais à une réunion qui ne m'intéressait qu'à moitié, je m'étais mise à griffonner. J'ai fait des syntonies sur un carnet à petits carreaux. De là j'ai réalisé qu'on voit la vie comme derrière des grilles. J'ai imaginé le cancer comme une bombe (dessin 2 bis). Le scanner est apparu comme un truc bizarre, indéfinissable (dessin 2). Pour la fin du recueil j'ai imaginé le dessin 3. Le personnage reprend sa route, mais avec une vision de la route autre. J'ai gardé mes dessins originaux, mais je ne possède aucun exemplaire du livre. Mon partenaire les a tous gardés lor de la dissolution de l'épi de seigle. Un comble !
Finalement j'ai trouvé un exemplaire de ce recueil sur le site Abraxas-Libris.
Le cancer, comme une grenade
Comme l'image d'un scanner : bizarre
Le personnage reprend le cours de sa vie, l'insouciance en moins.
Les dessins sont à l'image de ce personnage un peu barré, un peu fou. J'ai utilisé des dessins d'humeur.
La jeune fille
Les prétendants
Le choix d'un mari
La grand-mère
La vie de couple
Les enfants